Aujourd’hui, mercredi 10 avril 2013, marche nordique au Sapin du Garde, (Marsannay la Côte) où Jean-Paul, Jacques, Chantal et moi retrouvons Christian qui nous va efficacement nous guider sur le sentier Batier entre combes Pévenelle et Semetrot.

marsannay1

La météo est menaçante mais les incantations de Chantal ont, comme d’habitude, produit leur effet, repoussant ainsi nuages, pluie et vents hors le territoire des Pataras.

Un coucou gris, annonciateur du printemps, nous accueille dans la combe Semetrot puis il nous accompagne de son chant dans le bois Sauterot. Chez moi, en Charente, on dit que  « si un promeneur a de l’argent en poche et s’il a mangé lorsqu’il entend le premier coucou de l’année, il sera riche l’année entière ». Et bien, c’est râpé pour cette année !   

Les habitants de Marsannay sont des Marcenaciens, mais ils préfèrent le sobriquet de « Pataras », allez savoir pourquoi… Ceux de St Apo de font bien appeler les Epleumiens et ils ne savent pas pourquoi !

Etre marcheur peut s’avérer « à risque », du côté du Sapin du Garde. Il parait que l’on y fait parfois de curieuses rencontres, avec de drôles de messieurs… ! Pour toute info complémentaire, voir Franck…

Pour info, le Café du Rocher à Marsannay est l’un des plus ancien cafés de France (1830). Ce serait le troisième café « historique » français encore existant après le café Procope de Paris et la café de la Table Ronde de Grenoble.

Nous cheminons dans le vignoble de Marsannay. C’est un peu tôt pour le grappillage, d’après Jean Paul. Selon les spécialistes du BIVB  « Les Marsannay rouges sont de couleur intense, au bouquet délié de fruits rouges (griotte, fraise) et noirs (cassis, myrtille). Les Marsannay blancs, d’un beau doré, ont un beau nez ouvert et franc évoquant la banane, l’ananas et la citronnelle. ».

Bon, maintenant, si vous voulez retrouver le goût des griottes, des fraises, du cassis, de l’ananas et des bananes, vous n’êtes pas obligés de boire du Marsannay. 

wasted« Comment des gens « chic » peuvent totalement se pinter ». Elle n’a pas l’air pourtant… (Traduction perso, merci à Françoise Pellan de confirmer ou de corriger ma traduction).

Pour soutenir, malgré tout, la candidature des climats du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2014 (rien à payer).

Des « îlots de sénescence », au cœur de la combe Pévenelle, sont aperçus.  Non, ce ne sont pas les marcheurs isolés de l’ASPTT... Il s’agit d’un moyen de soutien de la biodiversité en créant des zones où l’on renonce à toute exploitation pendant 30 ans et où les arbres sont laissés jusqu’à leur mort et leur décomposition. Pour toute info complémentaire sur la sénescence des arbres, voir Chantal.

Une plante, comme celle-ci (l’inule des montagnes), y est protégée, mais seules quelques rares primevères (coucou) ont été vues, et uniquement par Jean-Paul 

inule

Enfin, nous retrouvons la grotte où certains avaient pu admirer les stalactites de glaces, un samedi matin (photo de Jean Emmanuel) où il faisait bien plus froid.