Rendez-vous aujourd’hui mercredi avec Laurence au Sapin du Garde chez les « Pataras » de Marsannay-La-Côte pour une marche entre Combe Pévenelle et Bois des Breleux. En cette matinée très agréable, un peu fraîche mais bien ensoleillée, Chantal, Jean-Pierre, Jean Paul et Serge de l'ASPTT sont au rendez-vous du « Sapin du Garde », au milieu d’une nature en plein éveil. Le coucou gris, la mésange bleue, le pouillot siffleur et la grive musicienne les accueillent de leurs chants joyeux sans oublier le discret faucon pèlerin.

mendicité

Un archer bien armé et déterminé – sans doute du club de tir à l’arc tout proche « Les Archers Pataras » – les précède sur le chemin, d’un pas bien décidé. Le groupe remarque alors qu'il a avec lui cinq flèches et qu’il y a cinq « nordic walkers ». Prudemment, les hommes décident donc de laisser passer Laurence et Chantal devant eux.. Marsannay la Côte, où la mendicité est interdite depuis 1844, possède quelques bons « Côtes de Nuits », un superbe bowling et, parait-il, une très bonne miellerie, "La miellerie de Magali", pour les amateurs de miel, de pains d'épices et de nonnettes.

Après une bonne grimpette à travers le bois des Francs et quelques exercices de renforcement au sommet, le groupe souffle un peu, admirant d’ immenses champs d’ ails des ours en sous-bois…

Laurence nous met l’eau à la bouche en parlant de petits toast délicieux tartinés à l’ail des ours et à l’huile d’olive avec l’apéro ; on parle de coulis de lentilles,  de grillades et de gigot d’agneau saupoudrés à l’ail des ours. Et puis - allez savoir pourquoi  - on parle du bien fondé de perdre du poids...

Après avoir rencontré deux ours au bord du chemin, la troupe croise aussi de nombreux pieds de muguet, (à ne pas confondre avec l’ail des ours) sur le point de fleurir, mais je ne dirai pas où exactement, sinon tout le monde va se retrouver là bas le 1er mai.

Voici d’ailleurs l’histoire vraie du muguet porte-bonheur : Ayant reçu le premier mai de l'an de grâce 1561 (comme on dit chez les érudits) un brin de muguet en guise de porte-bonheur, Charles IX décide d'officialiser cette pratique et d'en offrir à toutes les dames de la cour puis à la population. C’est qu’il aime bien son peuple, le Charly 9, du moins ce qu'il en reste après le massacre de la Saint Barthélémy. Le problème, c'est que la plèbe elle crève grave la dalle !  Et, cette conne de plèbe, elle prend le muguet pour de l’ail des ours et elle commence à le balancer dans la soupe. Hommes, femmes, enfants, vieillards, tout heureux et se jettent sur cette pitance royale. « Pour une fois qu’il nous file à bouffer, celui-là… ! » ... s’écrient les pauvres bougres. Et tout le monde se rue pour manger avidement la soupe au muguet offert par le roi.  Sauf que, le muguet… c'est hautement toxique ! Tiges, feuilles, clochettes sont mortelles sitôt ingérées.  Et, rapidement, le peuple de Paris est pris de nausées, de diarrhées, de vomissements.  On devient violet, tétanisé, on se met à suffoquer et à tomber les yeux révulsés. S’en suivent arrêts cardiaques et morts dans d’horribles souffrances. C’est une hécatombe dans Paris…

Pauvre Charly 9... Il mourra lui-même à l’âge de 23 ans (mais pas du muguet). Bref, pas idéal comme porte-bonheur, le brin de muguet !

Revenons à notre marche... Tout se passe bien dans le groupe de « nordic walkers » du mercredi. Grâce à Chantal, qui, comme d’habitude, a passé des accords avec les cieux, la température est douce et très agréable pour une telle virée. De son côté, Laurence s’est rendue la veille sur les chemins des combes avec son sèche-cheveux et son aspi mange-tout pour enlever flaques d’eau et ultimes traces de boue. La combe Grands Vaux est franchie sans encombre. Renforcements musculaires et exercices cardio sont passés les doigts dans le nez.

L’allure est soutenue, et, sans qu’ils s’en rendent compte, nos vaillants marcheurs se retrouvent  au  « Sapin du Garde »,  où Laurence fait faire à nouveau d’ultimes exercices de renforcement « muscu ». Et là c’est dur, très dur, en témoignent les efforts des deux JP :

pneus

Merci Laurence, pour cette belle matinée. Pour l’apéro ce sera pour une autre fois. J’amènerai l’ail des ours…

« Il est bon de tomber pour apprendre à mieux marcher ». (Proverbe malgache)