Aujourd’hui jeudi, en ce 69ème anniversaire du débarquement de Normandie, Maxence propose aux quatre marcheurs de l'ASPTT présents ce matin (Patrick, Jean-Michel, Christian et moi) un parcours "vitesse" avec départ sur le parking de Fontaine d'Ouche, à la Combe à la Serpent . 

Pas question aujourd'hui d'aller flirter avec "la vouivre", cette femme serpent qui hante la forêt depuis plus de mille ans, de se reposer devant une cadole de vigneron, ou d'aller rêver devant le "mur des abeilles". D'entrée, chacun a compris que ça allait "bomber sur  le Bombis" aujourd'hui...C'est là en effet, sur le Bombis, que l'on se dirige à grands pas...

ombre

Depuis le temps qu'on l'attendait, le soleil est enfin revenu et ça leur donne des jambes, aux "nordic walkers". Patrick, prépare sa marche de samedi prochain à Nancy, la BergaStan. Jean-Michel pense déjà à son prochain treck dans le Népal, en octobre. Christian se demande encore pourquoi il s'est trompé de parking, ce matin. Et moi j'essaie d'oublier les séquelles de dimanche dernier dans le Jura en pensant aussi à la BergaStan. Les conditions sont idéales pour marcher. Hier, c'était la Saint Boniface et le dicton se vérifie : " Au jour de la Saint Boniface, toute boue s'efface". Ça avance rapidos sur des sentiers larges, secs et agréables pour un bon "planté de bâton". 

Nous quittons la Combe à la Serpent et rejoignons le sentier Bombis. Après les Epleumiens de Saint Apolinaire, les Pataras de Marsannay la Côte, voici maintenant les Bombis de Chenove. En effet, les habitants de Chenôve (les Cheneveliers)  préfèrent se nommer eux mêmes  les « bombis », du patois « bon pain bis »? d'où le nom de ce sentier qui se trouve sur la commune de Chenove.

A l'approche du groupe, les rares promeneurs se rangent prestement sur le côté, les biches restent prudemment tapies dans leur tanière, les écureuils se réfugient au sommet des chênes rouvre qui peuplent abondamment cet endroit. Maxence et Patrick, qui s'immagine en Patrick Chirac, le playboy dijonnais de "Camping",  allongent le pas, laissant quelque peu le reste du groupe à distance. "Bah", ai -je envie de dire à Jean-Michel, plagiant Patrick Chirac "Te cailles pas le lait, on arrivera au même endroit !". Une réplique de Patrick Chirac me revient : "Ben alors, on n'attend plus Patrick ?"...Aujourd'hui ce serait plutôt : "Patrick, attends nous !".

Retour au parking. On a fait 12,7 km à près de 7 km/h. Maxence nous montre de nouveaux exrcices de stretching-étirements, plutôt raides, surtout pour moi qui suis souple comme un verre de lampe.  Bon ,il est un peu trop tôt pour l'apéro. Mais, comme disait Patrick Chirac  : "Pastis par ciel bleu, pastis délicieux ! "On verra à midi, à moins qu'on se rabatte sur une bière. Il parait que la bière après l'effort aide à récupérer.  

Beaucoup racontent, par exemple, une légende difficile à vérifier. On dit qu’Emil Zatopek, fameux coureur tchécoslovaque des années 50, buvait du précieux liquide mousseux carrément pendant ses compétitions. Maxence prétend qu'il n'existe une seule catégorie de bière ayant des propriétés bénéfiques après un effort, mais, en bon responsable "Athlé-santé" et ne voulant pas nous inciter à la consommation, il ne nous révélera pas laquelle...

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