Le départ a lieu au plateau de la Cras ce samedi matin, avec un beau ciel bleu et le soleil retrouvé. Imaginez ce plateau au Moyen Âge...Un sérieux effort d’imagination s'impose, car il y avait sur ces coteaux surplombant aujourd’hui le lac Kir, des vignes à perte de vue. Celles-ci constituaient le vignoble « des Côtes de Dijon » qui passaient, parait-il,  pour donner d’excellents  vins : on parlait alors des « vins des Mardors ». Il y avait des vignes dans la commune de Saint-Apollinaire, à Mirande, à Quetigny, à Montmuzard, et jusqu'à Ahuy.  

ombrePeu à peu, le phylloxéra d'abord, puis l'urbanisation de Dijon et de sa banlieue ensuite, ont fait disparaître le vignoble et repousser ses limites jusqu'à Marsannay-la-Côte, en direction de Beaune. Le vignoble des Côtes de Dijon est passé de 3 000 hectares à la fin du XIX e siècle à une quarantaine aujourd’hui.

Cependant, depuis une cinquantaine d’années, le clos des Marcs-d’Or, près de la Fontaine-d’Ouche, et le domaine de la Cras à Plombières-lès-Dijon relèvent le défi de faire renaître ce vignoble des « Côte de Dijon ». Et apparemment, ça marche ! Les vins du Domaine de La Cras ont en effet été plusieurs fois médaillés au Concours général de Paris et à celui de Macon. Ce vignoble produit des vins blancs et des vins rouges, reconnus et largement appréciés. Selon les oenologues, le blanc dégage des arômes de fruits légèrement grillés pour les vins vieillis et le rouge, à la robe brillante avec des arômes de fruits rouges, demande d'être conservé trois ou quatre ans avant d'être dégusté...

Au menu de la dégustation, ce matin : pas loin de 3 heures de marche sans grosse difficulté, excepté la distance (15 km) et la chaleur. Ceci sera effectué à bonne allure (plus de 6 km/h). Nous rencontrerons une belle couleuvre et un petit orvet, lézard aux pattes atrophiées (dixit Olivier). Nous sommes près de la Combe à la Serpent, ne l'oublions pas. Un rapide pèlerinage se fera au « Mémorial des aviateurs » où un bombardier biplan Super Goliath, en bois entoilé, s’est écrasé en 1930, malgré le phare terrestre du Mont Afrique, tout proche. Une stèle a été édifiée et quelques débris de l’appareil sont encore visibles. 

La troupe va s'étirer et de petits groupes vont se créer sur la fin. A tel point qu'au retour au parking, Maxence verra ses marcheurs arrivant des quatre points cardinaux... Mais, cette fois-ci, il ne perdra personne et il pourra donc partir en vacances serein.