Aujourd’hui, nous allons « patarasser » à  Marsannay-la-Côte avec un groupe presque au complet, en  essayant  d’éviter le « PPP » et les flèches acérées des  Archers Pataras.  

Les sudistes– Jean-Emmanuel, Laurence,  Patrick, Josiane et  Michel - ont « blablacaré » en remplissant une voiture, en bons protecteurs de l’environnement. Les centristes - Odile, Jean-Pierre et moi-  ont covoituré de leur côté. Jean-Luc a fait cavalier seul car il doit rentrer plus tôt pour prendre son service.

Marsannay, c’est un lieu que les gourmets connaissent  bien. Pour me donner du courage, je pense au repas typiquement « pataras » que nous pourrions faire à l’arrivée.

Nous pourrions commencer par deux ou trois gougères et une « murée », rosé de Marsannay et crème de mure. Nous continuerions avec un « persillé » de chez Renard, aromatisé au cassis avec un vin blanc de Marsannay aux arômes d’agrumes et d’acacia. Une meurette d’œufs au Chardonnay ou une cassolette d’escargots pourraient ensuite flatter nos papilles. Un vin rouge de Marsannay au bouquet délié de griotte ou de myrtille accompagnerait ces plats. Et pour terminer : un pain d’épices au miel de chez Magali avec une poire au vin... Le rosé de Marsannay dont la tendresse et le fruité expriment si bien la pêche de vigne et la groseille serait sans doute apprécié sur ce dessert.  

Après ce petit repas, il nous faudrait bien faire trois fois l’ascension du Mont Afrique...Allez, assez salivé, il faut marcher, même dans le brouillard. 

Quelques bucherons, qui en sont encore au rosé, nous encouragent dans la montée du chemin « stratégique ». Celui-ci est large, relativement propre et le brouillard s’estompe quelque peu.

Poule-et-oeuf

La stratégie pour grimper est simple : foncer  tête baissée. Heu...enfin pas tout à fait, plutôt marcher tête haute et sans courir...Pas question de copier ces quelques pseudo marcheurs nordiques vus récemment sur YouTube sur l'épreuve du MNT à Pacé (35)  qui font n’importe quoi. Certains courrent même, tout simplement. Ces « marcheurs » sont les premiers à clamer haut et fort qu’ils ne trichent pas. Mais comme dit Jean Emmanuel : « C’est la poule qui chante qui fait l’œuf »

Le chemin de Vergis et le Bombis sont promptement avalés. Chacun teste sa proprioception dans la descente abrupte et glissante vers la Combe Grands Vaux. Pas de chute à déplorer et tout le monde se retrouve sain et sauf en fond de combe.

La murée, le persillé, les œufs en meurette et le pain d’épice ce sera pour une autre fois...