Que de marcheurs nordiques ce matin face à la petite église Saint Antoine de Fixey ! En effet, des marcheurs de l’ASPTT sont là aussi, emmenés par leur coach, Maxence. Dans la cohue, Paulo, nouvellement converti à la marche nordique par Patrick, et qui ne connait pas grand monde, a évidemment du mal à discerner les marcheurs de l’ASPTT de ceux de notre groupe. Puisque c’est comme ça, il salue tout le monde et claque la bise à toutes les filles, "les nôtres" et celles de l'ASPTT. Je le rappelle : « Reviens, Paulo, on a les mêmes à la maison ! » On a même mieux, n'est-ce pas Laurence, Odile et Josiane ?

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En ce jour de la Saint Vincent, patron des vignerons, un détour par Vougeot eut été possible. Pas sûr que nous aurions marché droit pour le retour, après la visite des caveaux...Et comme disait notre célèbre bourguignon Henri Vincenot : «  C’est quand il marche droit que l’homme pense droit ». Le Dalaï Lama, lui, prétendait que « Celui qui pense droit marche de travers ». A qui se fier ?  

A propos, connaissez-vous la légende de Saint Vincent ?  Elle raconte qu’un jour, le diacre Vincent s’étant arrêté dispenser la bonne parole à un groupe de vignerons, son âne brouta la vigne. Le diacre fut rossé puis expédié. Mais l’année suivante, les vignerons constatèrent que le pied mangé avait produit plus que les autres. Vincent –ou plutôt son âne- venait d’inventer la taille de la vigne !

Aujourd’hui, en ce 24 janvier, c’est aussi, parait-il, la fête de l’ours. Nous aurions donc pu aller aussi au village proche d’Urcy qui doit son nom à l’ursidé. Ce sera pour une autre fois. 

Départ en trombe, avec une séance d’échauffements raccourcie par les filles qui, d’entrée et pressées de marcher, nous mettent le feu. laissant sur place maître Patrick 1er, qui cherche ses gants partout et qui, pour une fois, est à la traîne. « Alors, on n'attend pas Patrick ?» entend-on crier Patrick, plagiant Franck Dubosc dans Camping, sous quelques quolibets épleumiens.  

Nous éviterons la Combe Laveau et les « Cent marches » de ce grognard de Naisot, jugées trop glissantes. Nous monterons vers Couchey puis vers le Bois de Taviard, plein Ouest, avant de rejoindre la rente de Chamerey, puis retour par le GR7. Absorbé par les propos fort intéressants de Patrick sur l’évolution du règlement de la Marche Nordique Tour (MNT), j’omets de consulter mon GPS « Orux » et nous nous retrouvons un peu trop vite sur le GR7. Après tout, ce n’est pas plus mal, car le chemin est large, propre, propice à de beaux gestes techniques et à un peu de vitesse. On pousse quand même jusqu’à la rente. Avec ses guiboles et ses abatis de géant, Jean-Emmanuel s’échappe soudainement. Jouant des gambettes et des ailerons, Jean-Pierre, Michel, Laurence, Paulo, Odile, Patrick 1er, Pa’Two, Josiane et moi partons à la poursuite du fuyard. Le groupe s’étire et se regroupe devant la rente de Chamerey. Pa’Two, qui connaît bien ce refuge, nous en fait une élogieuse description. Sûr que nous reviendrons un jour, pour profiter de la cheminée, après une marche dans le coin.

En attendant retour vers la petite église de , Fixey au clocher de tuiles vernissées et au toit de lave, par le GR7. Là, quelques étirements - principalement des articulations temporo-mandibulaires- nous attendent avec quelques crêpes préparées par mon épouse et de bons chocolats de Michel.

Voir ici la Trace de cette marche du 24 janvier 2015.