Nous ne pouvions pas démarrer l’année 2016 sans rendre une fois de plus hommage à Napoléon ou, plus exactement, à son vin préféré le Gevrey Chambertin. Mais nous serons raisonnables : pas de dégustation de Gevrey, ce matin. On ne va pas commencer !

La garde impériale est en ordre de marche: le voltigeur Christiane, le dragon Jean Luc, le hussard Jean Emmanuel, le tirailleur-grenadier Jean-Pierre, Laurence qui fait partie des chevau-légers, et un vieux grognard, moi. 

roi

Nous prendrons le chemin du Tacot jusqu’à la ferme de la Buère.  Poliment, nous saluerons de beaux chevaux arabes, alezans et pommelés que l’Empereur, grand amateur de chevaux, eut certainement appréciés.

Passé la ferme, voici  un bon chemin au cœur de la forêt de Morey Saint Denis. Tiens, voici une vieille connaissance à quatre pattes, fan, comme nous, de marche nordique. Il s’agit de ce brave bouvier bernois de la ferme qui nous avait déjà accompagnés, lors d’une récente sortie.

Nous ne pouvions pas non plus aujourd’hui ne pas rendre un hommage appuyé à Michel Delpech, disparu cette semaine. Pour cela, et sans aucunement rechigner, nous pousserons  même jusqu’à patauger dans une épaisse gadoue. J’entends de ci de là  voltigeur, dragon, hussard, tirailleur-grenadier et chevau-légers fredonner « On dirait que ça te gêne de marcher dans la boue » https://www.youtube.com/watch?v=0-HG8Px8tPU. A moins que ce ne soit seulement dans la tête du vieux grognard… Seul, le bouvier bernois, se roulant avec délice dans la boue, apprécie au plus haut point les effets de cette séance de fangothérapie. Bon, essayons de ne pas glisser.

Tiens, qui sont donc ces quidams, là avec gilets jaunes et, devant eux, avec ce qui ressemble bien à des mousquets ? Diantre ! Ce ne sont point des chasseurs à cheval de la garde napoléonienne, mais bien de vrais chasseurs de sangliers équipé de ce qui ressemble plus à des lance-patates qu’à de simples mousquets.

Un plan B est décidé promptement. « Réfléchir, c’est désobéir », dit-on dans l’armée. La carte de MyTrail et le bouvier bernois vont nous guider pour retrouver le point de départ, ce qui sera fait sans problème.

Puisque nous en sommes à rendre des hommages, pourquoi ne pas en rendre un dernier à ce symbole de vie et de fécondité, qui donne la vie en vieillissant, à celle qui, comme l’œuf, contient un embryon ? Je veux parler de la fève,  ce premier légume qui pousse au printemps... Nous tirerons donc les rois, avec une délicieuse galette que notre tirailleur-grenadier a concoctée. Autrefois, il se  dit que, dès que la fève était découverte, on servait à boire et que chacun s'écriait : « Le Roi boit !».   Un cidre breton artisanal et un Monbazillac « Château Septy 2003 »  seront donc servis. (J’ai dit au début : pas de Gevrey aujourd’hui, mais je n’ai dit que…)

Ah, au fait c’est notre chevau-léger Laurence qui a gagné le droit d’être la reine d’un jour, cette fois ci.  Pour en savoir plus sur l’Epiphanie, voici un article que je trouve fort bien fait : http://www.dumieletdusel.com/archives/2009/01/05/11967987.html

Malgré le changement d’itinéraire, nous aurons tout de même parcouru plus de 10 km, aujourd’hui, perdu 300 calories, hélas, vite récupérées.